24 oct. 2017

Costa Rica - La Fortuna

Après une pause de plusieurs jours sur le bord du Pacifique, c'est l'appel de la jungle que je ressentais. 
Le Costa Rica étant un terrain de jeu naturel immense, c'est donc pas trop facile de choisir "le" site parfait... Mais j'ai opté pour la région centrale de Alajuela, un peu au nord de San Jose, qui semblait bien garnie de volcans, pour la plupart profondément endormis, sauf le Volcan Arenal qui est surveillé de près depuis 50 ans.
 En 1968, il s'est déchainé après une sieste de 500 ans, ravageant la forêt tout autour ainsi que le village de Tabacon. Heureusement, le village de El Burio se trouvait du bon côté et a évité les coulées de lave et les vapeurs nocives, changeant peu après son nom pour "La Fortuna" (qui signifie "chance" en espagnol). 
 Le village de La Fortuna semble vivre uniquement du tourisme relié à son volcan, et manque un peu d'attraits, mais ne manque pas de restaurants et d'hôtels à prix moyens. Les organisations qui offrent des tours guidés doivent s'entretuer pour survivre en basse saison, mais j'ai laissé la réceptionniste de mon hôtel faire les réservations pour moi... 
Une superbe réserve protégée entoure le Arenal, et on peut y marcher, y faire du cheval, profiter des sources d'eau chaudes, et admirer la quantité incroyable d'espèces animales et végétales qui y résident... certaines pas toujours attirantes (comme une couleuvre miniature dont le venin peut tuer en moins de 45 minutes... pas de place pour les selfies) 



Superbe point de vue du Volcan Arenal (ici-bas) recouvert de nuages... et ci-haut, la zone qui fut dévastée par les coulées de lave lors de l'éruption de 1968.



Un paresseux (sloth), l'animal sûrement le plus lent et le plus vulnérable au monde... c'est à se demander comment l'espèce a fait pour survivre...


Une cascade comme il y en a plusieurs sur le site... pause baignade idéale après quelques heures de marche dans la jungle. 


 Notre guide qui mime devant mon groupe je ne sais trop quel animal... 


 Le Arenal s'est dégagé en fin d'après-midi... seuls quelques nuages de vapeur s'accrochaient encore au sommet.


J'ai l'impression que toutes les rues de la Fortuna convergent vers le Volcan Arenal



En route vers l'aéroport de la capitale, pour le vol du retour. On traverse une campagne toujours aussi verdoyante. Je fais le plein de couleurs avant de revenir dans la grisaille de novembre montréalais! Un passage un peu rapide au Costa Rica, mais je penserai à y revenir quand j'aurai une rage de brousse et de jungle... 

15 oct. 2017

Costa Rica - Tamarindo

Le Costa Rica, c'est la facilité. Comme le tourisme ici est bien développé, depuis un bout de temps déjà, tout est bien indiqué, les routes sont propres, les paysages magnifiques, des activités extérieures à la tonne... seul bémol: c'est cher!!
Après moins de 24h dans la capitale (affreuse San Jose), c'est un long trajet de 7h qui m'attend pour rejoindre la côte Pacifique, au village de Tamarindo, lieu très fréquenté par les surfers, mais plutôt tranquille à ce temps-ci de l'année. Plusieurs restos sont fermés pour quelques semaines, et des hôtels profitent de la période calme pour se refaire une beauté, mais le choix ne manque pas. 
 C'est le genre d'endroit laid-back, relax, où on peut s'attarder pendant des semaines... alternant baignade, bronzage, lecture, marche et cerveza!



Le groupe de mariachis que je verrai souvent pendant mon séjour, passant d'un resto à l'autre pour divertir les quelques touristes... 


Tous les soirs, on se fait gâter: des couchers de soleil incroyables!... impossible de se tanner.



Mon hôtel, Villas Macondo, un petit havre de paix en plein coeur de Tamarindo... tranquille de nuit comme de jour (sauf quand les enfants du proprio viennent gueuler dans la piscine avant l'heure du lunch)



Playa Grande, qu'on accède en traversant un estuaire en petit bateau de pêcheur (50 cents)... marcher pendant des heures sur des plages immenses et désertes... le bonheur!



5 oct. 2017

Panama City

Alors que le temps était devenu plus frais à Medellin et Bogota, je me suis retrouvé de nouveau dans la chaleur et l'humidité lourde dès mon arrivée à Panama City. J'avais d'autant plus chaud que l'aéroport principal m'est apparu plutôt désorganisé. Pas de bus direct pour le centre-ville, il fallait marcher 10 minutes jusqu'au bord d'une autoroute pour faire signe au bon autobus allant dans la bonne direction du district de San Francisco où se trouvait mon hôtel. Pour une ville aussi prospère et développée que Panama City, c'est plutôt étonnant.

Au premier jour: une longue marche pour rejoindre le centre historique (casco antiguo), habituellement l'endroit le plus intéressant d'une ville d'Amérique Latine, et je le souhaitais de plus en plus, après avoir marché un bon 90 minutes à travers des quartiers pauvres et délabrés... la frontière entre ces districts et le centre historique touristique est à couper au couteau, on se retrouve soudainement face à de belles facades de bâtiments coloniaux, des rues bien entretenues, des beaux restaurants et cafés, où on n'a aucun problème à trainer les pieds, prendre son temps, admirer le paysage et s'arrêter souvent pour une bière ou un café...  



 
 

Le Canal de Panama
Vraiment l'attraction majeure de la ville, c'est un incontournable... on peut se demander qu'est-ce qui justifie l'attrait de voir passer des bateaux de marchandises dans des écluses... c'est pas juste l'ampleur des paquebots qui passent devant nous qui est impressionnant, c'est surtout de constater l'accomplissement phénoménal qu'est le canal de Panama. Surtout après une visite des deux principaux musées qui lui sont dédiés (et que je recommande fortement), où sont exposées en détails les étapes de la construction et les défis titanesques qu'il a fallu surmonter pour rejoindre les deux océans...  









3 oct. 2017

Colombia - Medellin et Guatapé

Environ 45 minutes en mini-bus sur une route tortueuse sépare l'aéroport du centre de Medellin, qu'on découvre du haut des montagnes. La ville est située au fond d'une cuve hyper vaste, coincée entre des montagnes, une situation peu enviable pour une ville en développement, victime du smog et de la chaleur, mais Medellin vit un renouveau dont elle peut être fière, Après avoir été une des villes les plus dangereuses du monde où s'entretuaient les nombreux cartels de la drogue, elle est aujourd'hui une ville moderne, stable, sécuritaire. (ça ne m'a pas empêché de me faire offrir de la cocaïne 15 fois par jour, mais bon, on n'efface pas tout d'un seul coup)




Le quartier El Poblado où se trouve mon hotel, se trouve assez loin du centre-ville, mais a bonne réputation pour sa quantité de bars, restos et hôtels à bon prix. Il suffit de prendre le métro (très efficace et propre, le seul système de métro en Colombie) pour se rendre au centre. Et là, c'est le chaos total... Des vendeurs de rue les uns par dessus l'autre, une cacophonie de gens qui crient, de klaxons, de sirènes, de musique à tue-tête, un bordel encore pire qu'ailleurs en Colombie... 

Je marche alors rapidement, suivant mon gps qui semble aussi perdu que moi, et qui m'indique le centre historique plus au sud, et je tombe sur une place plutot aérée, parsemée de statues de Botero, juste devant un musée (museo de Antioquia) dont la moitié semble être dédiée au célèbre et prolifique peintre et sculpteur... 





Botero a indéniablement du talent, et a trouvé sa signature en illustrant des personnages obèses, refaisant la Joconde avec des rondeurs, représentant la crucifiction avec un Jésus tout en bourrelets. (Même dans ses natures mortes, ses fruits ont des varices)... c'est une drôle de fixation et après quelques oeuvres on a l'impression d'avoir fait le tour... mais ca pogne: c'est un des peintres vivants les mieux payés au monde!

Retour rapide au Poblado tout de suite après ma visite du musée... pas question de trainer trop longtemps au centre de Medellin, c'est ma santé mentale qui est en jeu. 


Excursion vers Guatapé


Tour guidé d'une journée à travers la superbe campagne de Antioquia, en compagnie d'un très sympathique groupe de touristes venus de partout. Le trajet est bien organisé et bien rempli: tour de bateau sur un lac créé par un barrage (et où se trouve l'ancienne maison de Pablo Escobar), montée de l'étonnante montagne (peñon de Guatape) avec tout en haut une vue superbe sur le paysage environnant, visite de la petite ville de Guatapé, un site tout en couleur où chaque maison a sa propre facade originale, racontant une histoire ou exploitant un thème... 


El Peñon de Guatape, et la vue du sommet... 







Pas question de rester plus longtemps à Medellin... 2 jours sont amplement suffisants, et j'ai pris le prochain avion pour Panama City, en quête d'un peu plus d'ordre et de tranquillité! 

29 sept. 2017

Colombia - Bogota

 Surpris par l'ordre et de la discipline, les voitures ici se déplacent de facon raisonnée, les gens arrêtent aux lumières, on se se klaxonne pas trop... mais la pauvreté et le chaos se cachent quand même pas trop loin: de mon hôtel, je dois traverser plusieurs zones urbaines un peu négligées, beurrées de graffitis, parsemées de sans-abris, de déchets de toutes sortes, de trous béants sur les trottoirs parce que quelqu'un s'est poussé avec les bouches d'égout en acier... mais après 30-40 minutes de marche, je se retrouve dans le quartier le plus fascinant de la ville: La Calabria, qui a su conserver son charme historique et colonial, bien garni de boutiques, petits cafés et galeries d'art. Les ruelles abruptes nous rappellent que Bogota est une des plus hautes capitales du monde, à 2500 m d'altitude, car on manque rapidement de souffle si on monte trop vite... 
Le climat aussi est très différent de celui du nord, plus frais, il fallait toujours se trainer une petite laine parce que les fins de journées sont presque glaciales. J'avais perdu ce réflexe après 2 semaines sur la côte des Caraïbes et j'ai du mettre de côté mes camisoles pendant quelques jours... 











Une des incontournables attractions, el Museo del Oro, qui présente des artefacts millénaires de la civilisation inca, superbe cours d'histoire à travers des centaines de pièces en or hallucinantes.



27 sept. 2017

Colombia - Santa Marta

Santa Marta avait le profil pour être une belle petite ville balnéaire, agréable, collée sur les caraibes et entourée de jungle... mais le développement rapide se fait sentir ici: édifices en béton qui coupent la vue, trop de trafic dans les ruelles encombrées, trop de monde partout, des transports en commun inadaptés... j'espérais retrouver le charme de Cartagena, mais avec la tranquilité et la plage au bout de la rue... ce ne sera pas à Santa Marta, qui manque de charme et d'attractions pour justifier un séjour de plus de quelques nuits. 
J'ai heureusement choisi un bel hôtel, très central, avec piscine sur le toit (un must, quand les températures avoisinent les 40 degrés), dans le rare quadrilatère moins bruyant que les autres. En cette basse saison, j'ai eu un "upgrade" dans la suite nuptiale, et la terrasse était toujours déserte... 




Tayrona Reserve

L'attrait de Santa Marta est sa proximité à plusieurs réserves protégées, et aux plages accessibles uniquement par bateau... le secret n'est pas très bien gardé car les endroits que j'ai visités étaient quand même plutôt encombrés de touristes (j'ose imaginer ce que ça doit être en haute saison). Malgré tout, Tayrona est magnifique. Bien entretenue, facile d'accès, c'est un "day trip" qui nettoie les poumons et débouchonne les oreilles, ce dont j'avais besoin.







Playa Cristal

Plage de sable blanc, endroit inaccessible, eau turquoise... on ne m'a pas tordu le bras pour m'y rendre et je n'ai pas regretté une seconde. Seul dans la barque qui m'y emmenait, le pilote avait l'air d'avoir aussi hâte que moi, surfant les vagues à une vitesse folle pendant au moins 45 minutes. Superbe journée relaxante dans un endroit de rêve, bien sûr avec quelques locaux qui, exaspérés par le silence, faisaient jouer de la musique salsa à tue-tête, mais bon, on n'y échappe pas...